Mai
6

Résonances végétales #213, Abstract Project, Paris

Vues de l’exposition :

Les Vagabondes, bouquets-trottoirs n° 1, 2, 3, 4, 5, 6, 9 (rue de la Libération, rue du Maréchal Leclerc, rue Gilles Nicolle, rue de la Gabelle, passage Meurdrac, rue des Déportés Martyrs, impasse de la République, avenue de la République, rue Lavoisier, chemin du Bord de l’eau, rue Beuselin, avenue du Général de Gaulle, rue Sadi Carnot, rue Georges Clémenceau, rue des Oiseaux, boulevard Néhou, LES ANDELYS, rue de l’Atlantide, rue de la Croix de Ker Châlon, rue de Ker Châlon, rue de l’Ardillée, rue Paul Nassivet, rue Morgane, ILE D’YEU)

2024-2025

Papiers et tissus teintés avec les pigments des bouquets, empreintes et traces d’encres d’impression sur papiers donnés et transparents, 18×13 cm et 15×10 cm chaque

Mar
17

« ADN du vivant, explorations botaniques », Galerie du Lycée André Malraux, Gaillon

Exposition en duo avec Nathalie Borowski

Installation in situ

17 mars > 10 avril 2026

Galerie du Lycée André Malraux

59 avenue François Mitterrand 27600 Gaillon

02 32 53 59 82

«ADN du vivant, explorations botaniques»

Nathalie Borowski – Héloïse Guyard

Au sol, un puzzle de bois se déploie comme un territoire fragmenté. Chaque pièce d’Héloïse Guyard accueille un dessin végétal — formes de feuilles, tiges, racines — relevé avec précision et sensibilité. Le végétal y apparaît à la fois familier et décomposé, comme observé avec une rigueur proche de l’étude scientifique autant qu’avec une sensibilité intuitive.

En résonance, Nathalie Borowski fait émerger un univers cellulaire : motifs inspirés de l’ADN, structures microscopiques, réseaux organiques. Ses dessins évoquent les processus invisibles qui, dans la lenteur et la répétition, construisent le vivant végétal.

L’infiniment petit dialogue ici avec le monde visible, rappelant que toute forme de vie partage une même architecture fondamentale et repose sur des mécanismes invisibles, complexes et interconnectés. La lenteur de leurs dessins fait écho à celle de la pousse des végétaux : un temps discret, presque imperceptible, mais fondamental. Le végétal y apparaît à la fois familier et analysé, observé avec une rigueur proche de l’étude scientifique mais laissant néanmoins émerger une poésie abstraite.

Entre les pièces du puzzle, des tubes à essai contenant des plantes séchées ponctuent l’installation. Ces fragments conservés agissent comme des traces, des archives du vivant, suspendues entre étude, mémoire et disparition. L’installation propose ainsi une circulation entre botanique et biologie, entre dessin et matière, entre sol et regard. En circulant autour de cette cartographie fragile, le spectateur est amené à recomposer un paysage où le vivant se pense comme un réseau de liens, de métamorphoses et de correspondances. L’ensemble interroge notre relation au vivant végétal : sa capacité d’adaptation, sa vulnérabilité face aux transformations de son environnement, mais aussi sa persistance. En fragmentant, en observant, en archivant, l’installation invite à ralentir le regard, à accorder de l’attention à ce qui évolue lentement, et à repenser le végétal non comme un simple décor, mais comme un organisme actif, sensible et résilient, porteur de mutations et de résistances.

L’exposition souhaite offrir un regard poétique et immersif sur la place du vivant. La plante à la fois symbole de vie et de croissance interroge la place de l’humain dans l’écosystème. Elle nous rappelle que tout cycle de vie est rythmé par une série de transformations et de passages, de la naissance à la floraison jusqu’à la décomposition. Le vivant est ici envisagé comme une continuité fragile et précieuse, et la plante en devient la manifestation sensible.

Cette installation invite à ralentir et à porter attention au vivant végétal, à ses rythmes discrets et à ses transformations invisibles. En confrontant le temps du dessin à celui de la croissance, elle questionne notre capacité à observer, comprendre et préserver un monde qui se déploie loin de l’urgence humaine. En réunissant dessins et installation, l’exposition joue sur les échelles et les perceptions pour créer un espace où la plante, dans sa simplicité et sa complexité, devient un écho à notre condition humaine. Elle invite à la contemplation, à la reconnexion avec la nature, et à une prise de conscience de notre interdépendance.

Vues d’expo :

Déc
12

Entre formes et couleurs, 1905 art space, Shenyang, Chine

Heureuse de participer à cette très belle exposition collective.

Curateur @olivierdipizio
Coordination générale @marie_gratzmuller @jp.bertozzi
Directrice artistique @emilyxu1905
@1905_art_space

J’y présente une dizaine d’oeuvres sur papier de ma série « Les vagabondes, bouquets-trottoirs ».

« Gilles Clément, philosophe et le plus célèbre paysagiste français, inventeur du Jardin en mouvement dans sa volonté classificatrice des états de nature a écrit Éloge des vagabondes – Herbes, arbres et fleurs à la conquête du monde. Ces plantes vagabondes n’ont pas bonne presse : on les appelle mauvaises herbes, fleurs sauvages, et elles sont trop souvent interdites de culture ou d’entretien ! Tout le processus esthétique de l’artiste est précédé d’un protocole performatif. Sur le terrain urbain elle observe les plantes voyageuses, sauvages qui envahissent les friches, les bords des trottoirs et les coins de murs des bâtisses. Cela correspond aussi au temps de récolte des éléments d’un herbier. Lors de cette quête elle constitue des bouquets-trottoirs. Ce qui prouve l’importance de cette promenade performance est que chacun d’eux est légendé par le lieu du site où il a été recueilli : « Les Vagabondes, bouquets-trottoirs n°1, 2, 3, 4… (rue de la Libération, rue du Maréchal Leclerc, rue Gilles Nicolle, rue de la Gabelle, passage Meurdrac, rue des Déportés Martyrs…) »

L’intérêt de l’artiste est quasi écologique « J’arpente la ville et collecte ces plantes rudérales, qui poussent spontanément dans des endroits improbables – magie de leur instinct de vie : quelques millimètres entre le bitume, le béton, la pierre et la brique. » Cette série rejoint les préoccupations du plasticien multimédia portugais Joao Penalva dans « The Weeds of Hiroshima » quand en 1997 il a reproduit en les solarisant sous forme de photogrammes les mini-plantes urbaines ayant survécu 52 ans après la bombe atomique d’Hiroshima.

On peut penser aussi dans cette logique qu’en respect des dimensions dans le réel Héloïse Guyard ne crée que de très petits formats, qu’elle réunit certes en tableaux mais qui nécessitent une vision de près.

Le second temps de construction de ces images-traces revient à l’atelier. L’artiste réunit ces plantes, migrantes en « bouquets-trottoirs » qu’elle photographie et inventorie. Vient un temps chimique où elle broie et presse les bouquets pour en récupérer les pigments. D’autres manipulations voient ces pigments teinter ses papiers. Enfin elle dessine à l’encre point par point, des fragments de chacune de ces plantes, créant des planches botaniques, qu’elle envisage comme « un herbier des interstices ». »Extrait de l’article de Christian Gattinoni / lacritique.org

Vues de l’exposition et du vernissage « Entre formes et couleurs » au 1905 art space à Shenyang :

Titre de l’oeuvre : Les Vagabondes, bouquets-trottoirs n° 6, 7, 8 ,9 (rue Lavoisier, chemin du
Bord de l’Eau, rue Beuselin, avenue du Général de Gaulle, rue Sadi Carnot, rue Georges
Clémenceau, rue des Oiseaux, boulevard Néhou,rue de la Libération, rue du Maréchal Leclerc,
LES ANDELYS / rue des Augustins, rue Auguste Houzeau, rue Molière, rue Eugène Dutuit, rue
Mortainville, ROUEN / route des Sabias, page des Sables Rouis, rue de l’Atlantide, rue de la
Croix de Ker Châlon, rue de Ker Châlon, rue de l’Ardillée, rue Paul Nassivet, rue Morgane, ILE D’YEU)

Papiers teintés avec les pigments des « bouquets-trottoirs », empreintes / traces d’encres d’impression sur papiers donnés et sur transparents, 18×13 cm chaque.

2025

Nov
2

Réalités Nouvelles, Césure, Lieu des savoirs inattendus, Paris

Les Vagabondes, bouquet-trottoir n°6, traces d’encre sur transparent, papier donné, 18×13 cm, 2025

Merci lacritique.org pour le prix qui m’a été décerné.

lien vers l’article lacritique.org

Les Vagabondes, bouquets-trottoirs n°1, 2, 3, 4, 5, 6 (rue de la Libération, rue du Maréchal Leclerc, rue Gilles Nicolle, rue de la Gabelle, passage Meurdrac, rue des Déportés Martyrs, impasse de la République, avenue de la République, rue Lavoisier, chemin du Bord de l’Eau, rue Beuselin, avenue du Général de Gaulle, rue Sadi Carnot, rue Georges Clémenceau, rue des Oiseaux, boulevard Néhou, LES ANDELYS)

Année : 2024-2025

Dimensions : 15×10,5 cm / 18×13 cm chaque

Technique : papiers et tissus teintés avec les pigments des « bouquets-trottoirs », empreintes / traces d’encres d’impression sur papiers donnés et sur transparents

Dans la série Les Vagabondes, née de la lecture d’Éloge des vagabondes du paysagiste-philosophe Gilles Clément, j’observe les plantes voyageuses, sauvages qui envahissent les friches, les bords des trottoirs et les coins de murs de nos bâtisses.

Au fil de mes déambulations et du temps passé à dessiner dans l’atelier, je me questionne sur ce qui s’installe, pousse et vit au milieu du bâti, dans les interstices, là où on ne s’y attend pas, la plupart du temps végétation indésirable.

J’arpente la ville et collecte ces plantes rudérales, qui poussent spontanément dans des endroits improbables – magie de leur instinct de vie : quelques millimètres entre le bitume, le béton, la pierre et la brique.

Ces plantes, migrantes, libres, deviennent des « bouquets-trottoirs » que je photographie.

J’en fais ensuite l’inventaire, puis broie et presse les bouquets pour en récupérer les pigments, avec lesquels je teinte mes papiers.

Je dessine à l’encre, petit point par petit point, des fragments de chacune de ces plantes, créant des planches botaniques, un herbier des interstices.

Pour Réalités Nouvelles, je présente les empreintes et traces de ces photographies de « bouquets-trottoirs » et les papiers et tissus teintés par leurs pigments.

Ce long processus pour éprouver la lenteur de la pousse des plantes, la lenteur qu’il nous faudrait retrouver pour être en harmonie avec les forces du vivant que nous avons, au rythme effréné de nos technologies, négligées et qui nous rattrapent et bouleversent le climat et nos modes d’habiter, de s’alimenter, de se projeter.

Oct
7

Parcours d’artistes des Andelys #9

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